Face à la hausse continue des prix de l’énergie et à la nécessité de réduire les déperditions thermiques, nombreux sont les propriétaires s’interrogeant sur la solution d’ajouter un isolant soufflé sur une ancienne laine de verre en rouleau dans les combles perdus. Vous venez d’acheter une maison datant des années 1960 à 1980, ou vous souhaitez valoriser un bien en prévision de la RE2020 : le complément d’isolation des combles perdus devient incontournable. Quelles sont les précautions à prendre ? Quelles marques d’isolants privilégier ? Pourquoi respecter scrupuleusement les normes comme le DTU 45.11 ? Entre conseils pratiques, retours terrain et choix écologiques, ce guide détaille en profondeur la marche à suivre pour superposer efficacement deux types d’isolants dans vos combles, sans sacrifier ni votre budget, ni la performance à long terme.
Plan du contenu
Ajouter un isolant soufflé sur des rouleaux en laine de verre : faisable, mais sous conditions
Qui ? Les propriétaires souhaitant optimiser l’isolation de combles perdus, qu’ils soient accessibles ou difficilement praticables. Quoi ? Superposer un isolant soufflé (laine minérale, ouate, fibre de bois) sur un isolant existant de type laine de verre en rouleau. Où ? Partout en France, avec adaptation selon la région climatique et la configuration des planchers (dalle béton, bois, plancher hourdis, etc.). Quand ? En phase de rénovation énergétique, ou lors de projets visant à se conformer aux exigences thermiques (RT 2020/RE2020). Pourquoi ? Profiter d’une isolation performante à moindre coût, limiter les travaux lourds et éviter le gaspillage des matériaux existants (voir les recommandations sur ce guide spécialiste).
- Superposition autorisée par le DTU 45.11, sous réserve que l’ancien isolant soit en bon état (sec, non affaissé, pas de moisissure).
- Risques principaux : tassement excessif ou effet « écrasement » si l’isolant soufflé est trop dense.
- L’intervention doit garantir continuité thermique, absence de ponts thermiques et respect des dispositifs électriques existants.
- Premières vérifications : accès sécurisés, contrôles humidité, état structurel, conformité du câblage (suivez la NFC 15-100 pour la sécurité électrique).
| Étape incontournable | Explication | Conseil Pro |
|---|---|---|
| Vérifier l’ancien isolant | Il doit être sec, non tassé ni pollué par des rongeurs. | Retirer tout isolant dégradé pour garantir la performance. |
| Choisir un isolant léger | Eviter la surcharge sur le plafond et limiter l’écrasement. | Privilégier ouate de cellulose ou laine minérale en flocons (Igloo, Supafil, Jetrock…) |
| Mise en œuvre conforme | Respect de la DTU 45.11 et sécurisation des installations électriques. | Solliciter un pro certifié (Label RGE recommandé). |

Conseils techniques et sécurité pour compléter une isolation existante
L’exemple d’un pavillon daté de 1968, couvert en laine de verre Isover ou Knauf, illustre bien la problématique. Le diagnostic passe d’abord par une inspection minutieuse : décollez localement les rouleaux, vérifiez l’absence de condensation ou de champignons. En présence de laine émiettée, humide ou ayant perdu son épaisseur d’origine, mieux vaut ré-isoler intégralement après dépose complète.
- Si l’isolant en place est sain, la pose d’un isolant soufflé type ouate de cellulose Isofloc, laine minérale Supafil (Knauf, Saint-Gobain), ou fibres de bois Isonat, optimise la continuité thermique.
- Optez pour une épaisseur additionnée respectant la résistance thermique visée – aujourd’hui R= 7m².K/W au minimum (voir la comparaison des isolants).
- Petit rappel sécurité : vérifiez la présence et l’état des capots de spots, suspendez tous les transformateurs, repérez les trappes et installez des arrêtoirs autour des zones sensibles.
- Le soufflage se réalise avec une cardeuse-souffleuse, de préférence à deux opérateurs (l’un alimente, l’autre répartit).
| Marques courantes | Type d’isolant | Lambda (W/m.K) | Points forts |
|---|---|---|---|
| Isover, Knauf, Ursa, Rockwool, Paroc | Laine minérale en vrac/flocons | 0,038-0,045 | Bon rapport qualité/prix, haute durabilité |
| Supafil, Jetrock, Isofloc | Laine minérale ou ouate de cellulose soufflée | 0,039-0,042 | Remplit tous les espaces, très bonne couverture |
| Isonat, Bardot | Fibre de bois ou coton recyclé | 0,039-0,043 | Performance d’été, solution éco-responsable |
Les 10 étapes indispensables pour réussir l’ajout d’un isolant soufflé sur rouleau
Prenons le cas d’une famille vivant en Normandie, décidée à améliorer le confort de leur maison sans tout démolir. En suivant ces 10 étapes, la rénovation se fait proprement, dans le respect des réglementations en vigueur et des bonnes pratiques professionnelles, recommandées par les industriels comme Isover, Rockwool ou Ursa.
- Contrôle sanitaire de l’existant : traquer l’humidité, vérifier la planéité et l’intégrité des rouleaux.
- Définition de l’isolant soufflé : Choisir un matériau léger, certifié ACERMI, et adapté à la situation (épaisseur finale et résistance thermique cible).
- Préparation du chantier : Sécuriser l’accès, protéger l’électricité et baliser les zones sensibles.
- Vérification des supports : S’assurer que le plancher supporte la charge supplémentaire, surtout dans le cas d’un vieux plafond plâtre.
- Installation de repères de niveau : Placer des piges graduées tous les 25 à 30 m² pour garantir l’épaisseur régulière.
- Protection des équipements électriques : Respect de la NFC 15-100, capotage des spots, identification des boîtes de dérivation.
- Mise en place d’arrêtoirs autour des trappes et conduits : Panneaux rigides ou déflecteurs selon DTU 45.11.
- Soufflage progressif de l’isolant : Procéder du fond vers l’accès pour éviter de marcher sur l’isolant neuf.
- Contrôle qualité : Mesurer l’épaisseur après tassement, remplir la fiche de chantier à archiver dans les combles.
- Étiquetage sécurité : Coller l’étiquette réglementaire sur le tableau électrique (plus d’astuces de pose professionnelle ici).
| Étape | Équipement-clé | Point de vigilance |
|---|---|---|
| 1 à 4 | Lampe frontale, hygromètre, balise de sécurité | Présence d’humidité, stabilité structurelle |
| 5 à 7 | Piges graduées, scie-cloche, panneaux rigides | Épaisseur régulière, respect des distances de sécurité |
| 8 à 10 | Souffleuse, règle de nivellement, documents réglementaires | Éviter le compactage, contrôle précis après soufflage |
Budget, écologie, durée de vie : comparatif pour bien choisir son isolant soufflé
En 2025, les prix des isolants varient selon la technologie retenue et la surface du chantier. Pour un projet type de 100 m² en rénovation (superposition sur laine de verre), le poste principal reste la main-d’œuvre. Les produits de marques reconnues telles que Saint-Gobain, Isover ou Knauf, mais aussi Bardot, Rockwool, Supafil, Paroc, Ursa, proposent des solutions fiables et certifiées pour cette opération.
- Ouate de cellulose (Jetrock, Isofloc) : Comptez 25 à 35 € du m² posé. Performance été/hiver, déphasage important, durée de vie annoncée jusqu’à 50 ans.
- Laine minérale (Supafil, Isonat, Paroc) : Entre 20 et 30 € du m², longévité 20 à 30 ans, recyclable, rapidité de pose.
- Fibre de bois (Isonat, Bardot) : De 35 à 45 € du m², excellente régulation hygrométrique, performances élevées l’été.
| Type d’isolant soufflé | Prix moyen/m² | Durée de vie estimée | Avantage écologique |
|---|---|---|---|
| Ouate de cellulose | 25-35 € | Jusqu’à 50 ans | Recyclé, faible énergie grise |
| Laine minérale | 20-30 € | 20-30 ans | Recyclable, faible impact COV |
| Fibre de bois/coton | 35-45 € | 30-40 ans | Biosourcé, bon confort d’été |
Pour aller plus loin : garantir la performance et la longévité de l’isolation superposée
Mon retour d’expérience : dans bon nombre de chantiers où l’isolation d’origine semblait correcte en surface, un examen plus poussé révélait des défauts majeurs (ponts thermiques cachés, humidité aux angles, ou câblage non protégé). Prenez le temps de faire une inspection complète, quitte à solliciter un professionnel RGE pour une visite préalable. N’hésitez pas à comparer les produits et à demander les certifications ACERMI, en particulier pour des marques telles que Isover, Knauf, Ursa ou Saint-Gobain.
- Privilégiez un isolant soufflé léger (ex : Supafil ou Jetrock) si la structure plafonnière est fragile.
- Respectez scrupuleusement le DTU 45.11 pour chaque étape : cela réduit drastiquement le risque de condensation, de tassement ou de sinistre électrique.
- Optez pour une épaisseur adaptée localement en utilisant des piges – consultez les données produits Isover ou ce comparatif expert.
- Pour un plancher bois, contrôlez avec soin la capacité de charge avant d’opter pour une solution biosourcée dense telle que la fibre de bois Isonat ou Bardot.
- La pose d’un pare-vapeur n’est requise qu’en configuration très spécifique (support bois ajouré, zones froides, couverture bitumée non ventilée).
| Indicateur de performance | Valeur à viser | Norme de référence |
|---|---|---|
| Résistance thermique (R) | 7 à 10 m².K/W | RE2020 |
| Épaisseur après tassement | 28 – 40 cm | ACERMI/Donnée fabricant |
| Distance de sécurité spot/conduit | Au moins 10 cm | DTU 45.11 |
N’oubliez pas : une isolation de combles superposée réussie, c’est une maison plus saine, des économies tangibles sur plusieurs décennies, et un plus pour la valeur de votre patrimoine. Osez comparer, demander des devis, et intégrer pour chaque solution les bonnes pratiques détaillées par les fabricants comme Isover, Knauf, Rockwool, Ursa, Saint-Gobain, Paroc, Bardot, Supafil, Isofloc, Isonat. Pour aller plus loin, inspirez-vous des dernières innovations repérées sur les plateformes spécialisées telles que ce guide ingénieux : chaque détail compte pour une isolation durable et efficace.




